Cours PSE CAP
Cours PSE CAP : l’individu responsable dans son environnement
Retrouvez les repères essentiels sur les ressources en eau, les risques majeurs, les ressources énergétiques et le bruit au quotidien.
Les ressources en eau
Généralités
La Terre est constituée de 97,2 % d’eau salée et de 2,8 % d’eau douce. Une grande partie de l’eau douce se trouve en profondeur dans des nappes souterraines, aussi appelées nappes phréatiques.
L’eau douce est répartie de façon inégale sur la Terre et 40 % de la population mondiale vit en situation de stress hydrique. Le continent le plus touché par la pénurie d’eau est l’Afrique.
L’eau est donc un bien inestimable dont il faut prendre soin.
Le cycle de l’eau domestique
En Europe, l’eau à usage domestique passe par plusieurs traitements avant d’arriver dans les habitations afin d’assurer sa potabilité : tamisage pour évacuer les gros déchets, décantation pour les déchets plus fins, filtration au sable et au charbon actif, puis traitement chimique au chlore.
Les eaux usées suivent également un cycle de traitement dans une station d’épuration avant d’être renvoyées à la terre.
La consommation d’eau en France
Au niveau national, la plus grande partie de l’eau est utilisée pour l’irrigation des champs. Dans les habitations, les salles de bains, les bains, les toilettes à eau et les machines à laver sont les usages les plus consommateurs d’eau.
Les risques de pénurie et la prévention
En France, même si l’eau est abondante, certaines régions souffrent de pénurie. Il est donc important de réfléchir à sa consommation d’eau et de récupérer, lorsque cela est possible, l’eau de pluie.
À retenir
- Les ressources en eau potable sont inégalement réparties.
- L’eau domestique est traitée avant distribution et les eaux usées sont traitées en station d’épuration.
- L’irrigation, les bains, les toilettes et les machines à laver constituent des usages importants.
- La prévention passe notamment par une consommation raisonnée et la récupération de l’eau.

Les ressources en eau
Les risques majeurs
Définition
Un risque est considéré comme majeur lorsqu’un aléa non maîtrisable entraîne des conséquences extrêmes et néfastes sur les plans humain, écologique ou environnemental.
Repérer les risques majeurs
Quatre catégories de risques majeurs sont recensées :
- Les risques majeurs naturels : séismes, inondations, cyclones et tempêtes, éruptions volcaniques, mouvements de terrain, avalanches et feux de forêt.
- Les risques majeurs technologiques : risques au sein des industries, centrales nucléaires ou risques biologiques d’origine humaine.
- Les risques majeurs liés aux transports collectifs : transport de matériaux dangereux ou de personnes.
- Les risques majeurs liés aux attentats et aux intrusions.
Moyens de prévention mis en place par l’État
Chaque premier mercredi du mois, les sirènes retentissent à midi selon la séquence suivante : 1 minute 41 secondes de bruit, 5 secondes de silence, puis 1 minute 41 secondes de bruit.
Chaque commune doit établir un plan de prévention des risques naturels (PPRN), qui signale les zones d’aléas naturels et l’intensité des risques. Ces zones sont repérées dans les plans locaux d’urbanisme (PLU). La commune doit également publier un document d’information communal sur les risques majeurs (DICRIM). Chaque département publie aussi un dossier départemental sur les risques majeurs (DDRM). Ces documents doivent pouvoir être consultés librement par les citoyens.
Gestes à exécuter en cas de risque majeur
Lorsqu’un signal d’alerte persistant se fait entendre, il faut :
- se mettre à l’abri le plus vite possible ;
- fermer toutes les fenêtres ;
- écouter les informations diffusées par les médias et ne pas téléphoner afin de laisser les fréquences libres pour les services de secours ;
- attendre le signal de fin du risque majeur avant de sortir de son abri : 30 secondes en continu.
À retenir
- Un risque majeur associe un aléa non maîtrisable à des conséquences graves.
- Les risques peuvent être naturels, technologiques, liés aux transports collectifs ou aux attentats et intrusions.
- Le PPRN, le DICRIM et le DDRM sont des documents d’information et de prévention.
- En cas d’alerte, se mettre à l’abri, s’informer et attendre la fin d’alerte.

Les risques majeurs
Les ressources énergétiques
Les énergies renouvelables
Une énergie est dite renouvelable lorsqu’elle provient d’une source inépuisable. Il peut s’agir :
- de la chaleur de la Terre, qui produit l’énergie géothermique ;
- du vent, qui produit l’énergie éolienne ;
- de l’eau, qui produit l’énergie hydraulique ;
- du soleil, dont la chaleur est captée grâce aux panneaux photovoltaïques ;
- des marées, qui produisent l’énergie marémotrice.
Les énergies non renouvelables
Ces énergies utilisent des composants qui disparaissent de la Terre au fur et à mesure de leur utilisation, car leur fabrication nécessite énormément de temps. Elles produisent beaucoup de gaz à effet de serre. Le charbon, le pétrole, l’uranium et le gaz en sont des exemples.
Les conséquences environnementales et sanitaires
L’utilisation d’énergies, renouvelables ou non, a un impact sur la planète : gaz à effet de serre, pollution de l’air, épuisement des réserves naturelles et dérèglements climatiques.
Il est donc nécessaire de prendre conscience de ses usages énergétiques au quotidien afin d’adopter des gestes respectueux de l’environnement. Près de 80 % des énergies utilisées sont fossiles et la demande énergétique augmente avec la croissance démographique.
La gestion des énergies
Au niveau national et international, des accords ont été signés pour diminuer de 35 % les consommations énergétiques globales d’ici 2030 et favoriser les énergies renouvelables.
Au quotidien, plusieurs actions peuvent réduire la consommation d’énergie :
- utiliser des ampoules à basse consommation, notamment des LED ;
- éteindre complètement les appareils électroniques plutôt que de les laisser en veille ;
- réduire le chauffage ;
- utiliser les transports en commun ou le covoiturage.
À retenir
- Le soleil, le vent, l’eau, les marées et la chaleur de la Terre sont des sources d’énergies renouvelables.
- Le charbon, l’uranium, le pétrole et le gaz sont des ressources non renouvelables.
- Les consommations énergétiques ont des conséquences environnementales et sanitaires.
- Les gestes du quotidien participent à la réduction de l’empreinte énergétique.

Les ressources énergétiques
Le bruit au quotidien
Définition du son
Le son est une onde qui se propage dans l’air, dans un milieu solide ou liquide, et qui est perçue grâce aux oreilles.
Son intensité se calcule en décibels (dB) et sa fréquence en hertz (Hz). La limite supportable par l’oreille humaine est un son de 90 dB. Au-delà, le son devient insupportable et peut engendrer des lésions parfois irréversibles.
Fonctionnement de l’oreille
Le son percute le pavillon de l’oreille externe et se propage jusqu’au tympan. Dans l’oreille moyenne, il est amplifié par le marteau, l’enclume et l’étrier, puis se propage jusqu’à l’oreille interne. Cette dernière transforme le son en flux nerveux transmis au cerveau par le nerf auditif.
Les nuisances sonores et leurs conséquences sur l’être humain
Un son trop fort peut provoquer des effets auditifs, comme des surdités, ou extra-auditifs, comme des acouphènes, le stress, la fatigue, des troubles digestifs, nerveux ou immunitaires.
Il existe trois types de surdité :
- la surdité de perception, qui provient de lésions de l’oreille externe et rend les sons plus difficilement perceptibles ;
- la surdité de transmission, qui provient d’une lésion de l’oreille interne ne parvenant plus à transmettre les sons ;
- la surdité mixte, qui associe surdité de perception et de transmission.
Les réglementations
Pour le bien de tous, il est indispensable d’adopter une attitude civique et de ne pas incommoder le voisinage avec des nuisances sonores.
Il est également recommandé de ne pas écouter de sons amplifiés supérieurs à 80 dB. Les infrastructures produisant des concerts ou des événements similaires doivent fournir des protecteurs individuels contre le bruit (PICB) si le son dépasse cette limite.
À retenir
- Le son est une onde dont l’intensité est exprimée en décibels et la fréquence en hertz.
- L’oreille comprend une partie externe, moyenne et interne.
- Les sons trop forts peuvent entraîner des conséquences auditives et extra-auditives.
- La prévention passe par des comportements respectueux et une protection adaptée contre le bruit.

Le bruit au quotidien
Réviser ce thème efficacement
1. Retenez les définitions
Identifiez les mots essentiels : eau douce, stress hydrique, risque majeur, énergie renouvelable, décibel et hertz.
2. Classez les informations
Distinguez les types de risques majeurs et les énergies renouvelables des énergies non renouvelables.
3. Mémorisez les gestes
Repérez les comportements de prévention concernant l’eau, l’énergie, le bruit et les alertes de risques majeurs.
4. Reformulez l’essentiel
Utilisez les encadrés « À retenir » pour vérifier que vous pouvez expliquer chaque notion avec vos propres mots.
